dimanche 22 juin 2008
Reprise de flambeau :p
Avant toute chose, je dois dire que c'est sous la pression et contre ma volonté que j'ai été traitreusement obligé par mon ciéron de répondre à ces questions. (non mais vous y croyez une seconde vous ? :)
A - Combien de livres lisez-vous par an ?
Euh, pas beaucoup. D'abord parce que je ne lis pas vite, ensuite parce que je ne lis pas régulièrement. S'il faut vraiment donner un ordre d'idée, je dirai entre 10 et 20.
B - Où les trouvez-vous ?
Dans la bibliothèque de mon ciéron pour l'instant :p Sinon, dans les bibliothèques, les librairies, en gros là où l'on peut trouver des livres quoi.
C- Où lisez-vous ?
Dans mon lit le soir avant de me coucher le plus souvent. Parfois ça va me prendre dans la journée, mais c'est plutôt rare et sinon je lis dans le train, mais je ne prends pas souvent le train.
D - Bouquin coup de coeur de l'année ?
Aucune idée, j'y ai pas réfléchi, pour l'instant je suis dans la période lecture fantasy, j'apprécie les histoires plutôt que les livres à proprement parler, d'autant qu'elles s'étalent sur plusieurs volumes.
E - Attrapez le livre le plus proche, page 123 et recopiez les trois premières lignes
Vous l'aurez voulu, mais je ne peux pas mettre les trois premières lignes, seulement les trois premières colonnes. Il se trouve que le livre le plus proche est le petit prince en japonais, offert à mon ciéron après une sombre histoire où la personne qui lui avait précédemment offert lui a repris. Je ne traduirai pas non plus :p
Donc :
"Nee, kimi, mou kitsune no hanashi wa oshimaida."
"Nande ?" (oui il y a un point d'interrogation, ce qui m'a surpris car il n'y en a pas en japonais normalement.)
"Nandette, nodo ga kawaite shi ni sou da karada yo..."
F - On vous transforme en livre, quelle apparence avez-vous et quel contenu ?
"Le monstrueux livre des monstres" demandé par Hagrid pour le cours de soins aux créatures magiques pour l'apparence. Pour le contenu, ce serait bien "Ainsi parlait Zarathoustra".
mardi 17 juin 2008
Nowhere it goes...
Si tu es venu ici parce que tu cherchais des réponses, passe ton chemin.
Si tu es venu ici parce que tu te cherchais toi-même passe ton chemin.
Si tu es venu ici parce que tu n'as nulle part où aller, reprends ta route.
Mais si tu es venu ici par hasard, en regardant le ciel, en regardant la terre, en suivant le soleil ou la lune, en suivant simplement tes pieds alors le voie s'ouvrira pour toi.
dimanche 15 juin 2008
Politique (?)
A nous qui dans nos vies quotidiennes sommes souvent bien loin des préoccupations politiques, à nous qui n'avons rien appris de l'histoire et de la guerre entre les peuples et à tous ceux qui pensent que l'on peut changer le monde avec des mots, voici quelques éclaircissements.
Pour changer les choses avec des mots, il faut d'abord pouvoir se comprendre, parler la même langue, utiliser des termes compris par chacun, mais ce n'est pas suffisant. Ce qui est bien pour moi, l'est peut-être à tes dépends et vice-versa. Alors si mes besoins sont plus importants que les vôtres, pourquoi ne pourriez-vous pas céder, pourquoi ne pourrions-nous pas trouver un compromis ? Ça, ça peut fonctionner pour deux personnes, mais pour des peuples entiers, c'est peu probable. Et c'est sans prendre en considération les conflits d'intérêt. Si nous
voulons vous et moi la même chose, il n'y a pas à discuter pour
l'obtenir.
Prenons exemple sur l'incursion saxonne sur les côtes bretonnes aux alentours du IVe siècle avant J.-C. (Jean-Claude pour les intimes). Ils n'avaient plus assez d'espace, plus rien à manger, plus de terre fertile, alors ils sont allés explorer le monde. Ils sont tombés sur la Bretagne (actuellement la Grande-Bretagne ), et ont trouvé que cette terre leur conviendrait. Bien sûr il y avait déjà les habitants sur place.
Première difficulté : ils ne parlaient pas la même langue.
Deuxième difficulté : ils avaient une culture, des moeurs, différents.
Troisième difficulté : pourquoi diable les bretons accepteraient-ils de céder une partie de leur territoire qu'ils se disputaient déjà entre eux et dont ils avaient besoin à des étrangers crève-la-faim ?? La seule solution restante c'est la guerre.
Quand nous croyons en nos idées, en notre vision des choses, quand nous voulons appliquer ces idées, nous avons forcément contre nous tous ceux qui pensent que nous avons tort, tous ceux qui veulent le contraire, et tout ceux qui ne veulent pas tout à fait la même chose. On ne peut pas discuter avec tout le monde. Pour arriver à ses fins, il faut imposer ses idées. Même ceux qui veulent le faire avec des mots, sont obligés de l'imposer par d'autres moyens. Toutes les solutions sont envisageables. Regardez aujourd'hui la politique : idées de gauche, idées de droite, idées d'on ne sait où. La bataille médiatique, publicitaire, politique, pour imposer ses idées, on n'essaie pas autant de prouver que l'on a raison et que l'autre à tort, ou que nos idées sont les meilleures, que de dé-crédibiliser la personne en face. On se renseigne (Sun Tzu le disait : dans une guerre, le renseignement est primordial), on sort des casseroles, on pointe du doigt. Et même après avoir perdu, on continue : "regardez il dit des gros mots", "regardez il a des comptes numérotés en Suisse", "regardez elle a maltraité une employée", etc. Cette bataille de cour d'école reflète les ficelles du métier.
Il est évident qu'un homme ne peut gagner seul, et qu'il a besoin de partisans à cette échelle. Les partisans sont les ouvriers de l'application des idées, c'est grâce à eux que les choses sont possibles. La manipulation des masses fait partie intégrante de la stratégie. J'aimerais vous dire "je vous en prie, ne soyez pas dupes", mais le travail de certaines personnes consiste à la recherche de moyens de persuasion toujours plus efficaces pour arriver à leurs fins.
En conclusion, que dire de tout ça, à part souvent que "ça nous dépasse". C'est bien naïf de dire cela comme ça, car en réalité, c'est étudié et fait pour ça, "pour nous dépasser" et ainsi que nous puissions être dirigés.
lundi 9 juin 2008
Fumie
Un fumie (prononcer « foumié » 踏み絵,
'image sur laquelle on marche') était une représentation de Jésus ou Marie sur
laquelle les autorités religieuses du Japon sous le shogunat de Tokugawa obligeaient les
personnes suspectées d’être chrétiennes de marcher pour prouver qu’elles
n’étaient pas membres de cette religion alors illégale. L’usage du Fumie a
commencé avec la persécution des chrétiens à Nagasaki en 1629. Leur usage a été
officiellement abandonné pour l’ouverture des ports aux étrangers le 13 avril
1856, mais certains ont continué à être utilisés jusqu’à ce que les
enseignements chrétiens soient placés sous protection officielle durant l’ère
Meiji (1868-1912).
Le gouvernement japonais utilisait les fumie pour démasquer les pratiquants
catholiques et leurs sympathisants. Les Fumie étaient des images de la Vierge
Marie et du Christ. Les officiels du gouvernement ont fait fouler ces images
par tout le monde. Les personnes réticentes à l’idée de marcher dessus étaient
identifiées comme catholiques et transférées à Nagasaki. La politique du
gouvernement d’Edo visait à les détourner de leur foi catholique. Cependant, si les catholiques
refusaient l’apostasie, ils étaient torturés. Nombreux sont ceux qui
persistèrent à refuser d’abandonner leur foi et qui furent exécutés par le
gouvernement. Les exécutions avaient parfois lieu au Mont Unzen, à Nagasaki, où
certains étaient précipités dans le volcan.
Les Fumie étaient généralement gravés dans la pierre, mais certains
étaient peints et d’autres gravés sur du bois. La plupart, pour ne pas
dire tous, étaient fait avec beaucoup de soin, et reflétaient les hauts standards
artistiques de l’ère d’Edo. Il n’en reste que quelques uns car ils ont été tout
simplement jetés ou recyclés pour d’autres usages.
Nombre de théologiens ont essayé d’étudier le rôle des fumie pour les chrétiens japonais, certains voyant le fait de piétiner le fumie comme un signe de l’amour et du pardon de Jésus Christ.
(article tiré de wikipedia : http://en.wikipedia.orgen.wikipedia.org/wiki/Fumie)
samedi 7 juin 2008
Test de geek
Ben oui j'ai fait le test, ça fait un moment que je l'avais pas fait.
Voici sans plus attendre le résultat :

Rien de bien particulier. Un peu standard en fait, ce qui pousse un peu au score c'est sans doute la tripotée de langages que je connais, le fait que je fasse des challenges d'énigmes sur le net, que j'ai plusieurs ordinateurs en réseau, que je sois déjà allé à une lan party, que je regarde des mangas et des dessins animés et que j'écoute les génériques, que je sois fan de séries comme highlander ou code quantum, et que je sois déjà sorti avec quelqu'un que j'ai rencontré sur internet.
Mais mon niveau de geekitude va encore augmenter, ne serait-ce qu'à cause de lectures que j'envisage et qui rentrent dans ce test.
Des progrès à faire en somme !
mercredi 4 juin 2008
Loup hirsute casse ses cubes ?
La quête d'absolu. (j'ai l'impression de parler avec de l'écho) Notre raison, un outil. Notre expérience, matière à réflexion. Notre ligne de vie, notre façon d'être, notre façon de réagir : une voie, des principes, un vecteur. Une succession de problèmes, d'objectifs, une articulation d'idées. Une squelette, une armature, une architecture. Nous bâtissons. Nous partons d'une base, nous fixons une ligne de conduite, des principes, une façon de réagir, nous appréhendons ce qui nous arrive, provoquons, subissons. Nous aimerions avoir toujours en vue la lumière du phare, toujours suivre une direction, pendant que nous sommes ballottés dans le temps et l'espace ; nous aimerions n'avoir qu'à louvoyer, avoir le savoir et le savoir-faire. Nous aimerions peut-être que tout soit résumé à cela. Les méandres de l'incertitude, les circonvolutions anarchiques de la fumée, la théorie du chaos, nous cherchons à les rendre sûrs, compréhensibles, maîtrisables, les dénaturer.
Je n'irais pas cette fois jusqu'à dire que nous n'avons rien compris. Mais comme toujours nous n'avons compris que partiellement, nous n'avons vu que la face éclairée de la chose, nous sommes incomplets.
Si la vie se résumait à une formule mathématique, elle
aurait été trouvée depuis bien longtemps et serait diffusée et appliquée dans
le monde entier.
La vie n'est pas une ligne, droite, courbe, sinueuse, ou même brisée, la vie n'est pas une figure géométrique.
Je reviens sur la capacité négative. L'homme marche qu'il sache ou ne sache pas. Mais il doit apprendre à poser son esprit aussi sereinement sur les choses voilées, que sur la terre ferme.
J'aimerais être un marcheur sur du vide. J'aimerais pouvoir fermer les yeux et marcher sans avoir besoin de certitude. Le vrai guide n'est pas celui qui connaît bien le chemin ou la destination, c'est celui qui sait de quelle manière se rendre là où l'on peut/veut/doit aller. Aller simplement d'un point A à un point B, c'est se tromper de route.
J'ai sommeil, malgré tout, je tenais à écrire, faire sortir cela de mon esprit pour pouvoir le contempler à loisir.
Je pensais que le sommeil était la seule chose capable de me
donner le repos dont j’ai besoin.
C'est faux j'en suis convaincu. Mon esprit semble le savoir et mon corps l'ignorer, je vais aller me coucher. Pas d'huile pour les engrenages de ma tête ce soir, les idées devraient cesser d'affluer à la chaîne, elles vont devoir coexister.
