vendredi 25 avril 2008
Séverus
Voilà bien longtemps que je n'ai ennuyé personne avec M. H.P.
Un titre bien sobre, pour un personnage qui pourrait susciter plus de verve.
Vous l'aurez deviné il figure parmi les personnages que je préfère.
Séverus c'est d'abord un martyr. C'est le personnage se baladant en plein milieu de Harlem avec la pancarte "Haïssez-moi, je suis laid, je suis là pour ça et je vous hais tous", à l'instar de Bruce Willis.
Séverus a été créé pour être détestable... pour que les lecteurs le trouvent détestable. Mais il se trouve que les personnages du roman eux-mêmes l'ont détesté et l'ont trouvé détestable. Sa propre vie a détesté Séverus.
Quelle dimension tragique a ce personnage, lorsque l'on apprend que l'élément de son déclin, puis de sa réhabilitation est l'amour. Il est détesté par les élèves de l'école et malmené étant jeune, rejeté par celle qu'il aime qui lui a préféré son pire ennemi, et puis détesté de tous après qu'il ait rejoint lord Voldemort. Réhabilité après ce fameux soir où il a tout perdu, il rejoint Dumbledore à Poudlard, mais gardera son masque sur le visage, un masque qu'il ne quittera jamais. Espion redoutable, oeuvrant dans le plus grand secret, méprisé par les autres, il sera le héro oublié de cette guerre, auquel Harry rendra un hommage pour le moins léger.
Séverus est un homme dont la force dépasse l'imagination. Je parle de sa force mentale, et pas seulement en ce qui concerne l'occlumancie. Cet homme a tout perdu et continue d'oeuvrer tout de même alors qu'il n'a plus rien, tout en sachant qu'il ne sera certainement pas reconnu, rien ne l'attend. Et tristement, sa mort confirmera tout cela. Mais sans lui, la victoire n'aurait pas été possible.
Séverus était irremplaçable et le restera sûrement pour nous.
Après avoir fait l'éloge de ce qu'il était, j'aimerais dire maintenant que ce que j'adore chez ce personnage, c'est également son cynisme et sa dureté. Sa sévérité envers les gryffondor et le charisme naturel qu'il possède, renforcé je pense par l'extraordinaire interprétation d'Alan Rickman dans le film, en ont fait la partie sombre de Dumbledore, avec tout ce que ça comporte de grandeur et de nécessité. Il est l'obstacle fait pour Harry Potter, celui qui dit "non arrêtez vos conneries" alors que tout le monde accorderait le bon dieu sans confessions à ce jeune garçon "arrogant comme son père". Il fallait bien l'éduquer, ce p'tit c**.
Patoufounage sur rocher
C'est l'histoire d'un loup, affalé sur son rocher, en train de regarder les êtres vivants de tout poil (ou de toute plume, peu importe) s'affairer et qui surprend son esprit à s'égarer.
Voici ses quelques mots :
"Je vois le monde. Je vois le monde comme un enfant capricieux, tournant sur lui-même, n'en faisant qu'à sa tête. Je vois le monde comme une gigantesque machine à vouloir, tout et n'importe quoi, pourvu que ça ne demande pas trop d'efforts. Je vois disparaître peu à peu tout ce qui peut tenir au bon sens, à des valeurs sûres, englouties dans l'estomac géant du glouton que l'on nomme hédonisme. Je vois le monde parfois s'arrêter dans une profonde lassitude, et chercher des yeux un objet qu'il va se créer et vers lequel il pourra se tourner pour repartir tel un ouragan. Je vois la vie. Je vois la vie sans plus de sens qu'une girouette qui ne saurait plus de quel côté souffle le vent. Je vois des points d'interrogation. Je vois les hommes avec leurs esprits aveugles faisant de vagues efforts pour se poser des questions lorsqu'ils se cognent contre un mur impitoyable comme le sont ceux qui jalonnent l'existence. Je vois de la faiblesse. Je vois une trop faible lumière, je vois une ombre trop faible également. Leur combat, leur rivalité, leur passion ont disparu. Je vois l'espace. Je vois l'espace immense que nous n'avons pas exploré, même si nous avons modifié les frontières, formant la fractale de l'humanité. Je vois le temps. Je vois le temps, l'inexorable, la preuve que l'humanité peut tourner ou s'arrêter, mais jamais imposer son mouvement à l'univers. Et pendant ce temps-là, pendant que je vois tout ça, nonchalamment, je me gratte les oreilles, je remue la queue et je plonge mon museau dans mes pattes, afin de pouvoir, ces éreintantes constations terminées, rejoindre Morphée qui m'attend pour faire une balade dans les étoiles."
mardi 15 avril 2008
Quand ça gratte...
Boarf rien de particulier à raconter, si ce n'est faire partager un de mes loisirs : la guitare.
Je gratoune un peu tout seul, je ne cherche pas la performance, juste à faire un peu de musique. Je joue des morceaux que j'aime, des riffs, des solos, des notes comme ça, juste pour que ce soit satisfaisant niveau égo, agréable à l'oreille, et relaxant au niveau du bidou (le ventre). Pourquoi me direz-vous ? Que viens faire le ventre là-dedans ? Arrêtez-moi si je me trompe mais la plupart du temps le corps de la guitare se trouve collé à votre "..." ? (oui sauf ceux et j'en ai vu qui arrivent à jouer de la guitare derrière la tête) Donc quand on gratte les cordes, la vibration se ressent dans le "..." ? Et c'est cette vibration qui est apaisante, qui berce. Pendant que vos oreilles sont grisées par le son, la vibration relaxe et quand vous vibrez en même temps que la guitare, vous partez un peu dans un autre monde. Une forme de méditation ou de transe hein ^^.
Et parfois ne pas gratter ça manque un peu, on a envie de jouer, de sentir les cordes sous ses doigts. Pas besoin d'avoir de puces pour gratter, comme si nos amis les canidés en arrivaient à se gratter par plaisir :p
dimanche 6 avril 2008
Une drôle de zozio...
Et bien oui il m'arrive de faire autre chose que grogner, la preuve ;)
Ça fait longtemps que ça me turlupine (vous aurez peut-être remarqué que j'aimais bien ce mot-là :p) et ce soir j'ai décidé de vous présenter enfin une bestiole un poil curieuse, un oiseau dont le nom est - je trouve - un peu poétique : l'engoulevent.
Je ne vais pas vous faire un cours sur lui, en tapant son nom sur google vous trouverez toutes les informations dont vous avez besoin mais je dois quand même vous expliquer deux choses :
- il fait partie des animaux rattachés à l'esprit de la lune
- si on l'appelle comme ça, c'est à cause de sa technique de chasse très particulière. En effet, ce joyeux drille ne se nourrit que d'insectes, qui foisonnent au crépuscule. Pour être sûr de son coup, notre ami vole le bec grand ouvert ! Et ça marche plutôt bien parce que même si l'on peut croire qu'il avale beaucoup d'air, il engloutit des quantités phénoménales d'insectes dont il raffole.
Voilà voilà, je vous laisse maintenant le soin de faire une petite recherche ^^ (je vous mets juste un petit lien quand même, je ne suis pas un monstre : http://fr.wikipedia.org/wiki/Engoulevent)
mardi 1 avril 2008
Paul et Mickey...
Waaaaa... Ça fait longtemps, et j'avoue avoir une grosse flemme en ce moment. Mais je me suis quand même autorisé à poster un truc avant d'aller dormir.
C'est une discu-ciéron qui a eu lieu il y a peu de temps qui m'a fait repenser à ça.
Aujourd'hui plus que jamais on ne peut plus rien dire. On ne peut plus se moquer, on ne peut plus faire de remarques. Aujourd'hui plus que jamais je trouve que le formatage est omniprésent. Ce qui rend ce formatage encore pire, c'est qu'il est inavoué, il est insidieux. On dit oui par devant, on chuchote par derrière.
Il y a le formatage social : il faut être grand, beau, fort et bête, prêt à mettre la tête dans le guidon 100% du temps pour montrer qu'on est courageux et serviable quitte à se bousiller la santé pour qu'on nous marche dessus, tout en gardant le sourire pour être séduisant et penser aux autres qui en chient certainement trois fois plus que nous. Il faut être d'accord pour se battre pour un peu tout et n'importe quoi, tout en restant à sa place parce que sinon on hésitera pas à nous larguer. Sympa.
Il y a le formatage religieux, et politique parce que ça finit par se mélanger dans l'esprit des gens : il y a du sacré, de l'immuable, il ne faut pas toucher au sacré, ouh la la non, sinon on ne respecte plus rien, sinon on perd toutes nos valeurs, on devient des bêtes... Foutaises. Il faut avoir du recul par rapport à sa foi pour ne pas devenir un fanatique. Si le sacré vient nous empoisonner, alors il faut dégager le sacré.
Certains croient que l'oignon est divin, d'autres croient autre chose. Nous avons tous nos croyances. C'est pas parce qu'on fait une plaisanterie ou qu'on rit d'une blague de bon coeur qu'on ne respecte pas. Ce qu'on demande surtout à mon avis dans le respect de la foi, c'est laisser la personne tranquille quand elle célèbre son culte, et y en a qui sont mêmes pas capables de ça. Pour le reste, on peut insulter mes dieux, j'en ai rien à foutre, si ce sont vraiment des dieux ils sont assez grands pour répondre.
Et les gens de se complaire et de se grouper en communauté pour gueuler à chaque fois qu'il faut respecter ci, se souvenir de ça, etc. MAIS MERDE A LA FIN !
Vous savez pourquoi c'est le bordel et pourquoi tout regorge de règles, de sous-règles et de pseudo-règles inavouées ??? Parce que les gens sont pas foutus de faire la part des choses, voilà pourquoi ! Et putain personne comprend et tout le monde continue avec ses oeillères. C'est pas parce qu'on fait une blague sur les résistants ou les nazis qu'on se moque de tout ce qui est arrivé, c'est faux ! Simplement faire preuve de maturité et montrer qu'on a dépassé tout ça, donc que forcément on est conscient de la chose et simplement en arrêtant de s'autoflageller sempiternellement ça pourrait faire du bien.
Quand est-ce qu'on a réussi à vaincre l'ombre du passé ? Quand allemands et français font la gueule à une cérémonie de commémoration ou quand un allemand et un français se racontent une blague sur la seconde guerre mondiale en se marrant ? (exemple type, hein ça vaut pour tout)
Le devoir de mémoire pour moi ce n'est pas faire du cinéma devant des tombes une fois par an.
Trop de symbolisme creux nuit au symbolisme, nuit à la compréhension de l'essence même des choses.
Si on veut éviter que les choses ne nous rattrapent, c'est pas en arrière qu'il faut regarder, c'est vers l'avant et pédaler plus fort.
C'est pas la peine d'avoir peur, on n'effacera jamais les traces de la guerre, mais on ne peut pas non plus empêcher que les souvenirs deviennent plus diffus.
Sur ce je reste quand à chaque fois étonné de voir à quel point je peux me laisser emporter. Je crois que je vais essayer de me soigner pour ça.
Hum bonne nuit zZzZzzZZZZZZZZ
