mardi 29 juillet 2008
Un long chemin à travers l'obscurité
Tout est obscurité.
Pour moi qui ne regarde plus le ciel, car il est trop figé.
Je suis celui qui a vu la lumière et qui en a détourné les yeux.
Nous marchons tous dans l’obscurité mais nous ne le savons pas.
Certains sont venus, certains ont été comptés pour avoir un ordre, une importance,
mais tous s’en sont retournés à l’obscurité.
Flottant sur le vide, ma conscience mutilée danse sur le requiem des mondes.
Quand il n’est de place pour rien c’est qu’il y a tout.
Le plein fait autant de mal que le vide.
L’équilibre ce n’est pas un même poids de chaque côté de la balance, pas dans le temps.
Il est des écrits sibyllins qui relient les esprits par leur phrasé, car toute parole ne produit pas de son.
Qui es-tu ? Je ne suis pas.
Jamais silence n’exprima autant l’effarement et l’aberration.
mercredi 23 juillet 2008
Eurêka, c'est comme ça qu'on dit je crois
C'est une question qui me taraudait depuis longtemps, très longtemps. Ca revenait sans cesse, régulièrement. Je ne me souviens ni comment c'est venu, ni quand exactement. Ca fait plus d'un an en tout cas.
Cette question la voilà :
"Qu'advient-il d'une chose dans laquelle on met beaucoup d'énergie et peu d'espoir ?"
Bizarre comme question et la formulation est un peu théâtrale.
Eh bien vous n'allez pas me croire, mais j'ai trouvé la réponse, ma réponse : "Peu importe."
Ne vous étranglez pas tout de suite, ça s'explique assez bien.
L'énergie n'a pas besoin de justification pour être dépensée. Comme pour l'eau qui devient toxique lorsqu'elle stagne et croupit, l'énergie qui stagne devient négative, mauvaise et fait des dégâts. Tout énergie a pour but d'être employée.
Si l'on met peu d'espoir dans une une action, c'est que le but que pourrait avoir cette action pour nous s'estompe devant le besoin de dépense d'énergie qui nous est nécessaire.
Pour être plus clair, quel que soit le résultat de l'action elle aura rempli sa fonction.
Après, il y a au moins deux façons de voir cela :
- toute action entreprise, même n'arrivant pas au but souhaité n'est pas perdue ni inutile car elle satisfait notre besoin de dépense d'énergie
- il est inutile de se soucier du résultat d'une action car que ça marche ou pas on en retirera quelque bénéfice
A vous de voir de quel côté vous penchez. Je vous laisse le soin de réagir si vous le souhaitez.
Ah au fait, ça me démange alors je vais le dire quand même :
la vie n'a pas de sens, car la vie est mouvement. (ça lui arrive de changer de direction, de tourner à gauche ou à droite)
vendredi 11 juillet 2008
Paroles de loup
Un vieux souvenir est revenu dans ma tête ce soir.
Il y a quelques années, un individu plus ou moins bien intentionné, a tenté de me soudoyer pour apprendre la magie des bêtes.
Outre le fait qu'on ne me soudoie pas et qu'il a pu aller se rhabiller, sa question montre à quel point, comme ceux qui y sont étrangers, il n'y entendait rien.
Je vais vous dire un truc : ça ne s'apprend pas. Une fois n'est pas coutume, ça se ressent et c'est un cheminement.
"L'émerveillement est le premier pas vers le respect". Vous avez sans doute déjà entendu cette phrase, bien qu'employée à propos d'autre chose. Il y a un peu de cela.
Aller vers les bêtes, aller vraiment vers elles c'est un peu un sacrifice, c'est difficile. C'est abandonner une part de son humanité. Ca fait peur.
Respecter les bêtes, ce n'est pas chose aisée, car ce n'est pas d'un respect d'homme qu'il s'agit. Ce n'est pas l'émerveillement d'un môme quand il voit une bestiole pour la première fois. Ce n'est pas non plus s'émerveiller d'un contact que l'on peut avoir avec un animal, une sorte de dialogue. On ne comprend pas l'animal parce qu'il prend le morceau de viande qu'on lui donne.
Ce qui est sauvage doit être compris dans l'esprit et dans la chair.
Aujourd'hui plus que jamais c'est une chose impensable dans notre monde civilisé. Notre passé religieux si lourd a passé des siècles à marteler que l'animal était inférieur à l'homme. Je pense qu'à ce stade vous savez ce que j'en pense.
On va laisser ça comme ça pour ce soir, je crois qu'il y a suffisamment matière à réflexion, et puis si vous avez un tant soit peu saisi ce qui vient de se dire, vous savez que manger, dormir ou jouer sont des choses à ne pas négliger.
<Croise les pattes et ronge son os> Bonne soirée.
vendredi 4 juillet 2008
Il est royal cet assassin
Bonjour j'avoue la tournure est piteuse et je planche sur un poème (ou un texte si j'arrive vraiment pas à me débrouiller de mes idées) que je vais poster bientôt.
Mais ce n'est pas ce qui nous occupe à l'instant.
J'ai débuté il y a quelques temps la lecture de l'Assassin Royal, de Robin Hobb.
J'aime beaucoup. Il émane de cette histoire une complexité et en même temps une limpidité sur ce qui peut se passer dans une vie, sur les rouages d'une société, sur les motivations des gens. C'est très fin, j'y retrouve une profondeur que je n'ai pas trouvée dans les précédents ouvrages du même genre.
Habituellement, on peut arriver à s'enticher d'un personnage, en étant à fond dans l'histoire, en se disant "celui-là je l'aime pas", "celui-là est cool". Je pensais que Fitz me taperait sur le système. Et bien non. Même Royal qui est une saloperie maison et qui me sort par les yeux, je ne l'ai pas pris en grippe. J'avoue toutefois avoir un faible pour le vieil assassin (j'ai toujours un faible pour les assassins :p).
Je ressens une intense curiosité pour suivre tous les fils tressés par l'auteur. Tout me semble d'une cohérence incroyable, tout en gardant du suspens.
Et puis bon, allez j'avoue il y a le loup. Oeil de nuit de son petit nom. Une formidable bestiole attachante comme tout, avec un esprit droit, acéré, logique comme peut l'être celui d'une bête. Je suis fan. (oui j'ai entendu quelqu'un le penser très fort, c'est aussi parce qu'il a des poils, une truffe et des oreilles mais j'aime également son humour)
Tout ça pour dire que ce n'est peut-être pas la dernière fois que j'en parlerais.
P.S. : petite citation approximative du fou qui vaut son pesant de cacahuètes : "si les murs ont des oreilles, vous en avez les fesses mon cher Murfès".
